CRÉMATION ET RELIGIONS

La crémation a été institutionnalisée en Asie par le bouddhisme et l’hindouisme, devenant avec l’enterrement l’un des modes funéraires les plus communément utilisées par l’homme. Les cendres peuvent faire l’objet d’un rituel, comme être conservées dans une urne, une sépulture ou encore dispersées dans un lieu naturel. Le terme “crémation” vient du latin “cremare” qui signifie “brûler” et c’est la chaleur du four chauffé à 850 °C pendant 1h15 qui réduit en cendres le cercueil.

L’Église catholique romaine tolère la crémation depuis le 5 juillet 1963, les Protestants ne s’y opposent pas et les différents courants de l’Eglise orthodoxe ont des positions variées. Traditionnellement interdite par le judaïsme, vers la fin du XIXe siècle la crémation commença à être utilisée par les Juifs libéraux. Elle reste interdite par l’Islam.

L’usage de la crémation en France est autorisé depuis la loi du 15 novembre 1887, le décret d’application ayant été publié en 1889 et la première crémation officielle ayant eu lieu au cimetière du Père-Lachaise.

En 1980, cette technique n’était toutefois utilisée que pour moins de 1% des décès, aujourd’hui elle atteint 37%. La France compte aujourd’hui près de 180 crématoriums qui accueillent prés de 40% des défunts